Poésie | Haïkus

Le bleu d’un jour d’été
Où il ne se passe rien
Une sieste, peut-être

Cette fourmi
Elle ne sait qui je suis
Je ne le sais pas plus qu’elle

Tente déjà rangée
Elle n’aura pas eu le temps
De pâlir d’un ton

Percée de soleil –
Deux raisins verts se referment
Puis le chat se rendort

L’infini dessus
Et tant de vie en dessous
Pour nous, au milieu

Parapluie brisé –
Il a affronté le vent
Un peu malgré lui

Matin aux pieds froids –
Dans la noirceur de l’aube
Une douche trop tiède

Un gant solitaire
Oublié par la neige
Salue les passants

Une longue flaque d’eau
S’étend sous une voiture
Dans un bruit de vague

Le vent vert et vif
Sur les bourgeons timides –
Berceuse d’un printemps

Tapis de pétales –
Terminée déjà, la splendeur
Des pommiers en fleurs

Fin de soirée
À vingt-et-une-heures sonnées
Fleurs toutes refermées

Source de l'image : thegraphicsfairy.com